Review et test du CFK 7 de 5.11 Tactical


Retex / vendredi, mai 5th, 2017

A l’occasion d’une ballade dominicale dans la forêt d’Orléan pour aller chercher du bois gras, j’ai choisi d’emmener avec moi et de tester pour la première fois le couteau CFK 7 de chez 5.11 Tactical. Le CFK 7 (Camp and Field Knife, le 7 étant pour sa taille en pouces) est le « petit » dernier de la gamme coutellerie de la marque américaine. Résolument typé outdoor, il se veut solide, modulable et apte à toutes les tâches qu’un bon couteau de camp pourrait rencontrer.

« Surprise » est le mot qui m’est venu à l’esprit en premier quand je l’ai sorti de la boite grâce à son étui moulé, solide et bien pensé. Un passant (amovible) muni d’une pression complète sécurise la rétention déjà solide du couteau. Deux passants molle-lock permettent une variété de ports intéressants.

Une fois le couteau sorti de l’étui, on passe dans un autre monde! Les français peu habitués aux lames massives devront être bien préparés aux 7 pouces (18 cm) de la lame et surtout aux 7 mm d’épaisseur.

Pourtant une sensation de légèreté est bien la, due principalement a l’excellent équilibre du couteau. Le profil convexe remonte bien haut et l’affutage en sortie de boite est réellement rasoir. Il est évident que pour peler une pomme son épaisseur le pénalisera, mais ce n’est pas ce que l’on demande à un couteau comme ça… Toutefois, sa capacité à effectuer des coupes fines en surprendra plus d’un ! Le grip est un peu glissant en sortie de boite, je pense surtout que cela est dût au produit de protection dont est enduite la lame. Un simple passage à l’éponge et au produit vaisselle et il reprend une accroche plus que convenable.

Le principe d’un couteau de camp est de répondre a un cahier des charges simples, pour faire tout ce que l’on peut avoir à faire sur une sortie nature : de la simple rando en passant par un bivouac bushcraft, en passant par du tracking (recherche de gibier blessé) ou du search and rescue (équivalent nord-américain de notre sécurité civile).

Une fois le morceau de pin saturé de résine trouvé…

Il est temps de se mettre au travail !

Deuxième surprise, la lame rentre fort dans ces fibres denses, et même très for t! A plusieurs reprises il m’a fallu forcer pour le sortir de la coupe mais rapidement un beau morceau de bois gras est extrait et nettoyé de son écorce.

Puisque l’on est là, autant préparer un petit thé, la bouilloire étant dans le sac All Hazard et le CFK 7 ne demandant qu’à faire sauter des copeaux de bois gras ! Le travail de pointe est plutôt agréable et la prise avancée réellement confortable même pour quelqu’un comme moi avec des doigts courts.

Nettoyage de zone en raclant le sol avec la lame :

Puis viens l’obligatoire séance de batonnage, un morceau de chêne bien sec fera d’excellentes buchettes sans laisser la moindre trace sur le coating (revêtement) de la lame. L’affutage est toujours rasoir en fin de sortie, les traitements thermiques ont vraiment été soigné sur cet acier SCM 435.

Puis laissons de coté nos soucis quotidiens pour nous abandonner a la vue relaxante d’un feu de camp…

Un combo agréable avec le sac 5.11 All Hazards et la scie Fiskars sw75…

Surtout n’oubliez pas que l’aventure est là où vos pieds vous emmènent et que pour se retrouver, il faut parfois savoir se perdre

 

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