Comment optimiser les chargeurs 30 coups Stribog

Comment optimiser les chargeurs 30 coups Stribog

Outils nécessaires :

  • 1 chasse goupille de 3mm (ou  un petit tournevis, ou une clef à laine de 3mm..)
  • 2 pinces à bec plat
  • 1 réglet
  • 1 pointe à tracer
  • Une dremel avec un disque à tronçonner (+ lunettes de protection), ou une scie à main
  • Une cale à poncer.

1 – Démontage du chargeur :

Avant de procéder : vous devez savoir que le talon du chargeur coulisse via des petites glissières sur le chargeur. Il s’extrait du chargeur en le faisant coulisser vers l’avant

Manipulation : Démontage du talon

  • Tenez le corps du chargeur (bossette vers l’avant, arrière du chargeur vers l’avant) avec votre main gauche si vous êtes droitier (et réciproquement)
  • Avec l’autre main saisissez-vous  du chasse goupille pour appuyer sur le téton (le « rond » que l’on voit sur le talon du chargeur) de l’insert plastique et ainsi le dégager du talon, vous allez comprimez le ressort donc n’hésitez pas à appuyer. Dans le même mouvement, tirer le talon vers vous ! Après 1 cm de course votre chasse goupille devrait se bloquer contre la paroi interne du chargeur. Retirer le chasse goupille, il vous suffit alors de finir de faire glisser le talon à la main. Attention ! Avec la pression du ressort si vous ne retenez pas l’insert dès qu’il apparaît, vous devriez voir voler dans votre atelier un kit « ressort + insert »…avec un peu de chance le follower orange restera dans le chargeur lol !

2 – Modification de la première spire du ressort

Avant de procéder : la spire plate du ressort, la seule, est celle qui se loge contre l’insert plastique.  Cela permet une poussée bien verticale. Vous noterez alors qu’à l’autre bout, la spire qui se loge dans le follower n’est pas plate…De ce fait lorsque le chargeur est remplis il se peut que le follower ne soit plus correctement guidé dans le chargeur, voire même il peut y avoir un point dur. Nous allons donc ici « aplatir » cette fameuse première spire du ressort pour qu’elle se loge intégralement sous le follower et ainsi mieux répartir la pression du ressort

Manipulation : A l’aide des 2 pinces vous allez aplatir la première spire.

  • Utiliser la première pince à bec plat pour serrer/ maintenir le ressort juste après la deuxième boucle (si vous êtes droitier, utiliser cette première pince avec la main gauche) puis,
  • Serrer la spire montante avec la deuxième pince en vous positionnant au ras des becs de la première, et enfin
  • Plier cette fameuse spire montante vers le bas jusqu’à ce qu’elle soit bien à l’ horizontale. C’est la pince dans votre main droite (si vous êtes droitier) qui fait le boulot.

Résultat : la première spire du ressort doit désormais pouvoir se loger parfaitement sous le follower orange.

3 – Raccourcissement de l’insert plastique

Avant de procéder : dans le talon se loge l’insert plastique que vous avez dégagé à l’aide du chasse goupille à l’étape 1. En réalité, lorsque vous mettez 30 cartouches dans votre chargeur, le ressort se comprime tellement que le follower orange vient toucher cet insert. Il n’y a pas donc plus de jeu mécanique, le follower ne peut pas descendre plus bas à l’intérieur du chargeur. La première cartouche sur le chargeur, retenu par une des lèvres,  vient donc buter sur la culasse lorsqu’elle est fermée. Le corps du chargeur ne peut plus monter pour s’accrocher, sauf à exercer une très forte pression. J’ai pu mesuré qu’une fois le chargeur en butée, il faut encore forcer sur 5mm avant de le verrouiller. Il y a donc bien une contrainte quelque part ! ….En raccourcissant légèrement la longueur de l’insert, on va ainsi redonner du jeu à la première cartouche permettant alors un verrouillage plus facile du chargeur. L’objectif étant de le raccourcir pour gagner l’équivalent d’une cartouche.

Manipulation : Couper l’insert

  • La longueur suffisante à couper et de 1cm. Ce qui veut dire qu’il doit rester 22 mm sur l’insert (cf photos). Utiliser donc un réglet et une pointe à tracer pour faire un repère pour savoir où couper.
  • Avec la dremel et le disque à tronçonner (c’est plus facile) faite une découpe suivant votre repère et biseauté légèrement les bouts.  N’oubliez pas de porter des lunettes de protection pour vous protéger des projections de petits morceaux de plastiques dues à la découpe de l’insert.
  • Une fois découpé, avec votre cale à poncer, faite en sorte d’avoir une découpe bien droite et ébavurée.

Résultat :  L’insert est découpé, ébavuré….y’a plus qu’à remonter

4 – Remontage :

  • Insérer le ressort sous le follower orange (la spire que vous avez modifiée). Vous ne pouvez pas vous tromper, le ressort est de forme trapézoïdal. La première spire est plus petite que la dernière, donc il a un sens.
  • Faite glisser l’ensemble dans le chargeur, là encore il n’y a qu’un sens possible, vous ne pouvez pas vous tromper
  • Rajouter l’insert plastique dans la dernière spire. Lui à un sens par contre! Il doit épouser la forme interne du chargeur, donc la partie arrondie vers l’avant.
  • Appuyer, à la main, l’insert pour le faire rentrer dans le chargeur, puis faite glisser le talon sur ces glissières jusqu’en butée arrière.
  • Une fois monté, assurez-vous que le téton de l’insert est dans son logement dans le talon. Si ce n’est pas le cas, il suffit de taper la partie avant ou arrière (la tranche) du chargeur dans la paume de la main. Il devrait se mettre en place tout seul.

Optimisation pour TSV uniquement

Si vous souhaitez encore gagner un peu pour le reload, notamment en TSV, sans avoir besoin de claquer exagérément le chargeur, vous pouvez couper au maximum 2 spires du ressort, côtés insert plastique. Cependant, avant de découper, vous devrez absolument roder votre ressort et donc faire 4-5 chargement au maximum de la capacité. Ensuite, je vous conseille de faire spire par spire avant d’en couper 2 d’entrée de jeu, et de vérifier à chaque fois le résultat. Je l’ai fait, et je n’ai aucun incident, les dernières cartouches montent parfaitement. Le fait de couper les spires ne changent pas la force du ressort, mais la puissance avec laquelle il va faire monter les dernières cartouches.

Et pour coller parfaitement au règlement PCC, en départ option 1, il vous faudra raccourcir l’insert un peu plus…..(si je reprends ma méthode de mesure comme sur la photo précédente, faut qu’il reste 15mm) mais je n’irai pas plus loin dans mon explication ;). Pour faire cela il faut pratiquer le TSV, et être en possession de la dérogation chargeurs grande capacité.

Dernière chose, pour encore améliorer l’éjection, vous pouvez toujours polir la cage en acier, je l’ai fait aussi. Attention, ne prenez pas le risque de la démonter. Protéger plutôt votre chargeur avec du scotch pour ne pas polir le plastique.  (sur la photo, le chargeur de droite a été poli)

Désormais y’a plus qu’à comme on dit….dans mon cas cela fonctionne très bien ! On sait que la perfection n’existe pas mais là avec ces nouveaux chargeurs, je ne vois pas ce qu’on peut reprocher au Stribog ! En ce qui me concerne, vu le tarif, vu les performances, y’a pas photos c’est la carabine 9mm idéale !

En complément :

Depuis l’écriture de l’article, j’ai tiré un bon millier de cartouches dans mon PCC. Tous mes chargeurs sont optimisés comme décrit dans l’article ci-dessus. Je me devais de vous informer que de temps en temps la culasse reste fermée chargeur vide. Autrement dit, après le tir de la dernière cartouche insérée. L’accroche de l’arrêtoir de culasse n’est plus aussi franche. Personnellement, dans la pratique du TSV, cela ne me dérange pas. On n’effectue jamais de reload chargeur vide, du moins on évite… Si maintenant ce n’est pas non plus un soucis pour vous, alors vous optimiser vos chargeurs.

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Présentation des nouveaux chargeurs 30 coups Grand Power Stribog

Présentation des nouveaux chargeurs 30 coups Grand Power Stribog

Les nouveaux chargeurs métalliques 30 coups pour Grand Power Stribog sont enfin arrivés.

Pourquoi cet « upgrade » ?

Les chargeurs de la première génération étaient entièrement en plastique translucide, renforcés par des nervures. Ces chargeurs sont dit « propriétaires », ce qui signifie que seul ce(s) modèle(s) peut être utilisé dans le Grand Power Stribog (sauf si vous changez le lower pour le lower en aluminium usiné compatible chargeur glock…je vous laisse deviner la suite …).

Au cours des dernières semaines, plusieurs tireurs avaient fait remonter à Grand Power le fait que des chargeurs 30 coups (uniquement !) avaient cassé au niveau des lèvres. D’un point de vue théorique c’était impossible vu la qualité et l’épaisseur des matériaux utilisés, mais en pratique cela pouvait se produire suivant 2 scenario :

La capacité des chargeurs est de 30 cartouches maximum, mais en forçant bien on pouvait en mettre 2 de plus, ce qui avait pour conséquence immédiate d’augmenter énormément la pression sur le haut du chargeur (sur les lèvres du chargeur). N’étant pas construit pour autant de munitions, les lèvres du chargeur cassées.
PS : J’en profite pour vous rappeler que les armes d’épaules semi-auto à percussion centrale contenant plus de 11 cartouches sont classés en A1, lorsque le chargeur est inséré, donc INTERDIT sauf si vous possédez une dérogation tir sportif. Jusqu’à 30 coups votre licence de tir sportif et votre autorisation de détention suffit pour une utilisation réservée dans un stand agréé. Au-delà de 30 coups, c’est une dérogation TSV uniquement.

Cela pouvait aussi arriver simplement en cas de chute d’un chargeur plein sur un sol dur. Même si le chargeur tombe sur son talon, selon le principe physique d’action-réaction, les lèvres pouvaient casser.

Grand Power a donc entendu la demande des tireurs et à donc travailler sur une version renforcée qui vient juste d’arriver en boutique. Personnellement, mes chargeurs sont tombés à plusieurs reprises lors de matchs et entraînements TSV,  et aucun ne s’est jamais cassé.   A mes yeux, le défaut principal, que je n’ai jamais caché dans mes revues sur le Stribog,  c’est l’éjection des chargeurs. A partir du moment où un chargeur n’est pas vide, il ne tombe pas par simple pression sur le bouton d’éjection. Il faut alors utiliser sa main faible pour le dégager du puit. Cela vient du fait que sous la pression du ressort, le haut du chargeur « gonfle » de 1 mm, c’est pas énorme mais malheureusement suffisant pour qu’il reste coincé, mais attention je n’ai pas dit bloqué ! Il suffit juste de l’aider à descendre sur quelques millimètres et il finit sa course tout seul. En réalité, sur les premiers 5mm c’est comme s’il y avait un point dur, rien d’insurmontable. Cela ne m’a jamais spécialement gêné même en TSV.

Quoi de nouveau ?

  1. Le corps principal de ces nouveaux chargeurs est fait dans la même matière que les anciens. Les nervures de renfort sont plus prononcées sur le nouveau modèle.
  2. Le haut du chargeur est renforcé/doublé par une « cage » en acier indéformable de 1mm d’épaisseur et 65mm de long. Elle est clipsé sur le corps du chargeur. Désormais les lèvres du chargeur sont elles aussi en acier.
  3. Un nouveau follower (platine) orange a été ajouté pour améliorer la visibilité en rechargement. Mais c’est aussi et surtout un indicateur visuel supplémentaire pour s’assurer qu’un chargeur est bien vide.
  4. Un nouveau ressort est aussi utilisé, plus court, mais plus costaud !
  5. L’insert du bas (pseudo plaque de talon) et le talon sont identiques aux anciennes génération.
  6. Et le poids ? Les chargeurs passent à 125g , soit 35g de plus que les anciens. Sachant que le poids favorise l’éjection, c’est plutôt positif !
  7. Bien entendu cette mise à jour à un coût, 10€ de plus.

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Présentation du Laser Ammo

Présentation du Laser Ammo

Laser Ammo est un système électronique avancé de tir à sec, « dry fire ». Ce dispositif va vous permettre de pratiquer le tir en cible grâce à un dispositif laser inséré dans votre canon. L’atout majeur de ce dispositif est l’utilisation de cibles dites « réactives et interactives ». Non seulement elles réagissent à « l’impact » du laser, mais elles sont aussi capables de communiquer entre elles pour se réinitialiser ou pour délivrer des séquences de tir différentes.

Le kit dont je dispose comprend :

• 5 cibles interactives ( 496€)

• Le combo SureStrike Premium kit (217 €)composé de :
– La cartouche laser chambré en 9×19 avec ses piles ;
– 6 cibles standards de format 65mm x 65mm. Ces cibles vont refléter le laser rouge, le point rouge de l’impact sera visible lors du tir. Mais elles ne sont pas interactives.
– Une tige arme de poing, permettant de visser à la bouche du canon un bouchon rouge matérialisant le fait que l’arme est rendue inerte en dry fire. Très utile en terme de sécurité.
– Une housse de transport.

• L’adapteur calibre 12 (60€), qui me permettra non seulement de m’entrainer en « dry fire »avec mes armes en 9mm mais aussi avec mon fusil cal 12 que j’utilise dans la pratique du TSV en compétition.

1 – Présentation du  « Surestrike premium kit ».

C’est dans ce combo que l’on retrouve le laser. 

Le laser est enfermé dans une cartouche inerte calibre 9×19, usinée en 2 parties, permettant un accès aux 3 piles boutons livrées.  Un bouton poussoir se trouvent en lieu et place de l’amorce. Ce qui signifie qu’à chaque percussion, le marteau/percuteur viendra frappé ce bouton et donc déclenché le laser instantanément. Le fonctionnement est identique à un tir réèl. Il n’y a donc pas de modifications à réaliser sur votre arme si vous utilisez ce kit. Ce qui veut dire aussi que le laser se reflète sur la cible le temps de l’impact et donc n’est pas mémorisé en cible (du moins pour le kit en ma possession)

A noter qu’une nouveauté est apparue sur le site Laser Ammo, c’est une version Infra Rouge. Le kit que j’ai en test est la version laser rouge. En IR, on ne voit donc plus le point rouge du laser à l’impact mais cela aura un autre avantage. Laser Ammo travaillent effectivement dans le développement d’outils informatiques, créant des scenarii de tirs, sur la base de l’infra rouge. Donc cela peut permettre à terme d’investir dans du matériel très haut de gamme sans avoir à tout racheter.    

Plusieurs calibres de cartouche laser existent :

  • 9 x19, 9×18 Makarox, 9×21, .380, .38 Special, .357 Magnum, 223 et même une version Airsoft.

A l’achat de votre kit, il vous faudra donc choisir le bon calibre.

Pour les autres calibres tel que le 9.3×62, 45 long colt, 44 Magnum, 45 GAP, 357 SIG, 45 ACP, 12GA, 20GA (etc…), un adaptateur sera nécessaire.

Le système est plutôt bien pensé. En effet pour le calibre 12 par exemple, c’est tout simplement la cartouche laser 9mm qui vient se loger à l’intérieur d’un corps de cartouche 12GA usinée en 2 parties. Les adaptateurs sont de très bonne qualité. Le culot est même usiné de telle manière que, l’extracteur ne puisse pas venir éjecter la cartouche, à condition qu’elle soit bien positionnée ….j’en reparle plus bas dans l’article.

De nouveaux calibres sont ajoutés régulièrement. Il existe même un kit dédié pour les revolvers comprenant 6 cartouches inertes, de manière à pouvoir déclencher un laser sur chacune des positions du barillet…..

La dernière pièce du kit comprend une tige (creuse) qui d’un coté se visse sur la cartouche laser et, de l’autre viendra se visser un bouchon rouge permettant de bien identifier le fait que l’arme est rendue inerte le temps de l’utilisation du Laser Ammo. De cette manière, si vous êtes instructeur/moniteur, ou lors d’une démonstration publique, tout le monde voit que l’arme est sécurisée. Voir les photos si dessous sur mon Grand Power Q1. Cette tige est dimensionnée pour les armes de poings uniquement.

2 – Présentation des 5 cibles réactives et interactives.

Il s’agit ici du combo I-MTTS pour « Interactive Multi Target Training System ». Ces cibles sont vendues à l’unité, par lot de 3 ou 5.

L’ensemble de l’électronique se trouve dans le support en polymère. Le socle de 11cm de long, 6.5cm de large et 3cm de haut est relativement petit ce qui permet de le positionner un peu partout dans la maison, à l’atelier etc… Toutes les cibles ont une étiquette QC montrant qu’elles ont été testées avant d’être vendues.

Sur le support viendra alors se glisser une cible au choix parmi les 4 fournies :

  • 3’’ ronde soit 7.6 cm de diamètre avec une zone du « 10 » de 1’’ (2.54 cm)
  • 5’’ ronde soit 12.7cm de diamètre avec une zone du « 10 » de 1’’
  • Une cible IPSC de 14cm de haut, 11 cm de large
  • Une cible « humaine » de 15 cm de haut.

La plus-value de ce système réside dans le fait que les supports de cibles communiquent les uns avec les autres sans avoir besoin d’utiliser un ordinateur. Compatible avec la version laser rouge du kit premium ou la version Infra Rouge.

Le principe de base est le suivant :

  • Les supports sont facilement programmables grâce à 3 boutons : on/off, signal  et mode.
    • On/Off, pour allumer ou éteindre le support
    • Signal, pour choisir le mode de confirmation d’impact en cible : sonore (« bip »), visuel ou les 2.
    • Mode : sélection d’un scénario de tir.  
  • En attente,  la cible montée sur le support se verra éclairer d’une couleur. Au moment du tir et si vous visez bien, c’est-à-dire que le laser vient impacter la cible, alors le socle va émettre un signal sonore et /ou visuel en changeant la couleur de l’éclairage de la cible.
    • Avec le kit laser Rouge vous voyez un point rouge en cible le temps du tir.
    • Avec le kit Infra Rouge vous serrez si vous avez visé juste que si le support « bip » et/ou que la cible s’éclaire..
  • Une fois impactée la cible se reset automatiquement :
    • Soit vous utilisez 1 seule cible et elle se reset en attente
    • Soit vous utilisez plusieurs cibles et dans ce cas elles communiquent entre elles pour savoir quand le reset aura lieu. 

Lorsque on utilisera plusieurs cibles en même temps, jusqu’à 10, le programmation est ultra simple :

  • Positionnez les cibles dans la pièce voulue : 20 cm entre chaque cible minimum (6m maximum), à 10cm de tous les objets, 1m du sol. Pour une efficacité optimale, ne pas les soumettre à une lumière trop forte (si votre éclairage est très puissant cela perturber le système)
  • Allumer toutes les cibles
  • Sélectionnez le même mode pour toutes les cibles
  • Terminé ! Le système communique et se débrouille !

Là où cela devient intéressant c’est les différents modes de fonctionnement :

  • Par défaut (pas de mode sélectionné) :pas d’ éclairage de la cible, confirmation de l’impact sonore et/ou visuel en rouge. Mode basique, on tire, on identifie l’impact et la cible se reset…on recommence
  • Mode A : éclairage de base en vert, confirmation de l’impact sonore et/ou visuel en rouge.  Le reset de la cible est très rapide, car l’objectif est de tirer les cibles aussi vite que possible comme en challenge « Cible métallique ». Donc si vous « jouez » avec plusieurs cibles, la première s’illumine en vert, les autres sont éteintes. Vous impactez la première et au moment où elle s’éteint la suivante s’allume etc… Le schéma se reproduit en boucle
  • Mode B : « Chase the ball » littéralement « courir après le ballon ». Permet de travailler ces transitions notamment, car ici le but est de tirer sur la cible éclairée en vert…mais en réalité c’est comme si la lumière verte passait de cible en cible de manière désordonnée. Donc il faut « courir » après la lumière verte pour tirer vite et précisément sur la bonne cible.
  • Mode C : Chacune à leur tour et au hasard,  les cibles vont s’illuminer en rouge ou vert pendant 2s. Il faut impacter seulement les cibles en vert, tirer une cible rouge correspond à une pénalité,  elles vont alors toutes se mettre à clignoter rouge….
  • Mode AB : c’est le même mode que ci-dessus beaucoup plus rapide. 

3 – Pour quelle(s) arme(s) ?

Personnellement, j’ai utilisé pour faire cet essai 3 armes :

  • Grand Power Q1, donc arme de poing ;
  • PCC Grand Power Stribog ;
  • Remington 870 modifié en version match IPSC (TSV)

3.1 Q1 et Stribog :

Pour mon Q1 et le PCC, je suis vite arrivé à la limite du système….et oui ! Il faut « racker » entre chaque tir pour réarmer le marteau/percuteur. Donc mise à part du coup par coup sur une cible, je n’ai pas retrouvé ce que je cherchais dans le cadre du dry fire. Seul le travail du premier tir et/ou du dégainé peut être alors réalisé.

Par contre si vous êtes équipés d’Airsoft, vu que le kit existe, cela change la donne complètement. Pas besoin de racker à chaque fois et dans ce cadre je pense qu’on doit passer pas mal de temps à s’entraîner tout en s’amusant grâce aux différents modes disponibles. Sachez aussi qu’il existe plusieurs répliques, modifiées par Laser Ammo, qui permettent de s’affranchir du réarmement (AR15, G17 etc…)

Mais le plus intéressant est si vous êtes possesseur d’un Glock Gen 4 ou Gen 5. En effet, Laser Ammo a développé un kit détente, comprenant un percuteur modifié, qui permet à l’ensemble de se réarmer après chaque action de tir, sans avoir besoin de racker la culasse ! le percuteur se réarme tout seul….Vous pouvez donc enchaînez les tirs avec votre arme. L’inconvénient est que cela demande une modification interne de l’arme à chaque fois que vous voudrez utiliser le système. Mais le gros avantage est que vous utilisez VOTRE arme !

3.2 Remington 870 :

C’est avec mon Remington que j’ai véritablement trouvé l’utilité de ce système. Mon remington fait partie de la famille des fusils à pompe, donc pour tirer en match ou en dry fire , je dois quoiqu’il arrive réarmer manuellement via la pompe. Finalement, je retrouve ici la configuration que j’ai en match. Si j’avais un semi auto ( ex : Benelli M2), j’aurai aussi atteint rapidement les limites de ce système.

Du coup comment ça marche ?  J’ai juste à positionner la cartouche laser (l’adaptateur en fait) dans la chambre, faire en sorte que l’extracteur ne coïncide pas avec le culot et le tour est joué ! Laser Ammo a été malin, là encore, car le culot de l’adaptateur a été ajouré de manière à ce qu’il y est à la fois des parties creuses et des encoches pour l’extracteur. Donc si l’extracteur est dans une partie creuse, lorsque j’actionne la pompe, la culasse va s’ouvrir et se fermer sans m’éjecter la cartouche laser… fallait-il encore y penser….( Je n’ai trouvé aucunes dummies de la sorte pourtant ce serait utile !)

Grâce à cette astuce, je peux m’entrainer sur les 5 cibles à ma disposition comme si j’étais en match. En plus de cela j’ai modifié une pièce de mon fusil uniquement pour le « dry fire ». Désormais je peux aussi recharger le tube magasin avec mes cartouches inertes, actionner la pompe en faisant des actions de tir sans que les cartouches montent, elles restent dans le tube magasin! Ce qui veut donc dire que je peux à la fois tirer en cibler et recharger comme en match…

4 – En pratique :

Finalement, je peux me créer mes propres exercices.

Le mode A m’est très utile (mais je joue aussi avec les autres modes). Je dessine dans la maison des mini-parcours IPSC avec des obstacles comme une chaise, une table etc…les cibles sont réparties un peu partout et j’applique le principe inhérent au TSV ,c’est-à-dire je tire la cible quand je la vois. En créant ces mini parcours, ça me permet de réviser des positions de tir pas tout à faire conventionnelles, comme tir sous une table, depuis un angle de porte, en contournant une chaise….Au final, les scnenarii n’ont pas vraiment de limites. La manipulation, les déplacements avec l’arme deviennent plus naturels et c’est souvent ce qui fait défaut en match, ce qui nous fait perdre du temps. Par exemple, comme mon fusil est relativement long, je peux créer dans la maison des parcours étroits pour me forcer vraiment à maîtriser mes déplacements avec mon arme. On peut même complexifier un peu plus avec du tir épaule faible, comme on pourrait le faire main faible avec un pistolet.

En shotgun, on ne fait pas du tir de précision (sauf lorsqu’on tire de la balle…), on tire 90% du temps du petit plombs en 28g, donc je ne cherche pas non plus la précision avec le laser lors de mes entraînements, juste à savoir si j’ai impacté la cible (le bip ou le changement de couleur de la cible me suffit). Ce qui me permet donc de travailler aussi sur la vitesse ; même si je me suis aperçu au fur et à mesure des essais, que j’ai tendance à vouloir vérifier où le laser a impacté la cible. Donc je peux rester en attente, et ça c’est une habitude qu’il faut surtout pas que je prenne..

Depuis le début je parle de tir en déplacement, mais même « tir à poste » le Laser Ammo peut s’avérer bénéfique, comme par exemple : arme vide et au bip de départ on doit loader 8 cartouches puis tirer 5 coups. C’est très utile pour la dextérité et pour mettre un peu de challenge grâce aux cibles réactives. Mais il me manque quand même la notion de temps et de chronométrage. Pour cela, il faudrait rajouter à ce kit le laser PET II de laser ammo qui est un petit boitier qui donne un bip de départ en déclenchant un chrono et qui s’arrête dès lors que le laser impacte son écran.

Dans tous les cas, rien ne remplacera jamais un entrainement réel. Il manque toujours cette sensation de recul qui fait toute la différence en calibre 12.

Bien que convaincu par cette méthode d’entraînement, j’ai quand même remarqué que les cibles ne se déclenchaient pas systématiquement à chaque tir, alors que le laser impactait la cible. Après rapide analyse, il s’est avéré que mon marteau ne percute pas assez fort le bouton poussoir de la cartouche laser. Mon remington est un remington de match avec des ressorts allégés…Autant ce phénomène ne s’est pas produit avec le Q1 et le PCC, autant ça m’est arrivé plusieurs fois avec mon fusil à pompe. J’ai noté aussi que si je positionnais mes cibles relativement loin de moi pour m’entrainer à du tir plus fin, en utilisant la plus petite cible par exemple (3’’), il pouvait apparaître un décalage entre le point visée et le point touché. Le laser n’était pas forcément aligné avec le canon. Avec un fusil à pompe canon lisse, mes organes de visées sont directement alignés avec la bande ventilée du canon. Est-ce mon adaptateur calibre 12 qui se centre mal dans la chambre ?…

5 – Conclusion :

Pour résumer, avec mon Remington je trouve une vraie utilité à ce kit. La possibilité de tirer tout en actionnant la pompe, donc sans avoir besoin de réarmer une culasse, est un vrai plus ! Parmi les autres points positifs que je vois à ce système on a :

  • La simplicité d’utilisation, il faut 10s pour programmer les cibles entre elles. 
  • Le nombre de modes d’entrainement disponibles offert par le kit de cibles interactives
  • Le nombre de parcours que l’on peut réaliser en entraînement
  • Le nombre de cibles disponibles, notamment les 3’’ pour simuler des cibles plus éloignées.
  • Le système est transportable. Si on se rend sur une compétition, la vieille dans la chambre d’hôtel, on peut s’entraîner.

Mais si vous ne possédez ni airsoft, ni fusil à pompe, ni Glock (pour le kit détente) vous n’aurez qu’une utilisation limitée de ce système (à mon avis) : coup par coup ! Et dans ce cas, je vous conseille d’investir dans un Laser PET II (dont je vous ai parlé plus haut) de Laser Ammo qui vous permettra de travailler votre premier tir et/ou le dégainé. Ce qui risque de gonfler la facture d’un produit qui n’est déjà pas bon marché.

Dans tous les cas, je pense que j’opterai aujourd’hui pour le modèle IR (Infra Rouge). En effet, comme déjà évoqué, lors des séances de « dry fire », je me suis aperçu que je focalisais pas mal mon attention sur le point rouge et non sur ma visée. Donc pour rester focalisé sur les fondamentaux, l’IR permettait de s’affranchir de cet élément « perturbateur » .

En conclusion je dirai que dans l’optique d’améliorer ses déplacements, ses « drills », son reload, de travailler le tir en déplacement, je dois dire que Laser Ammo est bien étudié. Mais pour être plus complet il faudrait aussi des éléments pour connaître la qualité de mon tir, de mon lâcher. Est-ce que je suis stable dans mes tirs en déplacement….

Même dans  un garage « encombré » ça fonctionne 😉

Découvrez aussi la vidéo de présentation et du test Laser Ammo en cliquant sur la vignette ci-dessous !

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Présentation de la marque Elyter

Présentation de la marque Elyter

ELYTER est une marque espagnole créée et spécialisée dans la lumière ultraviolet (UV). Elle a déposé plusieurs brevets afin de développer la lampe ML2 qui est la lampe mains libres double sortie (UV/blanc) la plus puissante du marché.

En effet, la technologie novatrice utilisée permet la détection et l’authentification des caractères de sécurité communs à tous les documents officiels sécurisés de l’Espace Schengen. Les lampes courantes que nous trouvons actuellement sur le marché français et européen ont été conçues pour l’authentification de documents américains et sont donc moins efficaces lorsqu’il s’agit de contrôler des documents européens (passeports/ CNI/ billets…).

De nombreuses unités européennes font déjà confiance en la marque ELYTER comme la Guardia Civile et les Mossos d’Esquadras espagnoles confrontées comme la plupart des pays européens aux faux billets, à la falsification des passeports ou cartes d’identités.

Pourquoi MP-Sec distribue ces lampes ?

Le choix de la lampe ELYTER ML2 donne un résultat significatif sur le terrain pour les unités de Police, Gendarmerie, Douanes… La compacité, la simplicité d’usage, l’efficacité et la polyvalence des lampes ELYTER sont en parfaite adéquation avec les missions de nos forces intérieures. Avec cette marque, la sécurité du personnel n’est pas oubliée avec l’activation du mode urgence disponible sur les produits ainsi qu’un marqueur personnel permettant le balisage très visible de l’utilisateur.

Pour ces raisons, qui sont en adéquation avec l’esprit MP-Sec, nous proposons ce produit au marché français.

A gauche, la lampe Elyter et à droite une lampe concurrente.

Avantage pour les professionnels :

La polyvalence des produits de la marque ELYTER est un atout pour les utilisateurs. De plus, conçues en polymère et aluminium, dotées d’une LED CREE d’une longévité de 50000 heures, d’une batterie lithium rechargeable USB, et normée IPX4 cette lampe ne peut faire défaut à l’agent qui recherche un produit fiable en toutes circonstances. « Quand on doit avoir l’esprit 100% à sa mission, on n’a pas le temps de se demander si notre lampe fera le travail au moment venu. »

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Le port du garrot à la ceinture

Le port du garrot à la ceinture

Depuis 2015, nous avons pris conscience qu’une situation extrême, n’arrive pas qu’à l’autre bout du monde, et n’est pas réservé aux seuls pros. Nous avons vu depuis, bon nombre de gens se sentir concerné, qui ont suivi des formations de premiers secours, et s’équiper personnellement pour être prêt pour le « au cas où ».

On parle souvent des primos intervenants, mais quand on y pense, les primos intervenants sont aussi les gens aux quotidiens. On peut tous se retrouver confronté à une situation qui va nécessiter des gestes de premiers secours, un malaise dans les transports, un accident de la circulation, une agression physique grave, un attentat. Bref dans notre quotidien de gens qui prennent la route ou les transports pour aller travailler, on peut tous un jour se retrouver dans le rôle du primo intervenant, et en attendant les secours, il vaut mieux savoir faire les gestes de premiers secours que de sortir son smartphone pour faire un live sur les réseaux sociaux.

Moi depuis 5 ans, je ne quitte plus mon garrot et mon pansement compressif quand je suis sans sac, et j’ai toujours mon ifak (Individual First Aid Kit) dès que mon emport me le permet. J’ai testé plusieurs sortes de port pour avoir ce minimum sur moi, et lors de ma dernière mise à jour de secourisme, je me suis rendu compte que l’essentiel était de stopper l’hémorragie. Du coup j’ai réduit au strict nécessaire, un garrot et un pansement compressif.

Du coup, pour le port du garrot, j’ai opté pour un port à la ceinture, de manière à ce qu’il soit accessible, ambidextre, discret ou pas en fonction de son activité. J’ai pris l’avion avec mon garrot à la ceinture, aucuns soucis.

Deux options s’offrent à vous, une déjà toute faite en utilisant des produits existants, comme certaines ceintures de pantalons qui comporte une partie velcro mâle et femelle, comme sur les photos suivantes.

Il faut un porte garrot, qui à la base est prévu pour aller sur un porte plaque ou un chest rig, mais qui fait très bien l’affaire, en l’occurrence le porte garrot Frog pro

La ceinture elas-tac de chez 5.11

La ceinture Maverick de chez 5.11

La ceinture trainer de chez 5.11

Et pour les bricoleurs comme moi qui aiment se faire leur propres équipements, il faut acheter de la bande élastique, l’idéal aurait été de la bande de 10 cm de large mais je n’en ai pas trouvé, donc on coupe deux morceaux de 15 cm chacun, que l’on coud ensemble en les faisant se superposer sur  5mm pour une meilleur prise des points de coutures, ensuite on referme ce cylindre avec une couture à 1cm du bord.

On retourne la chaussette, et on obtient son petit cylindre élastique d’un peu moins de 10cm

Voilà mon porte garrot de ceinture, comme ça mon garrot ne me quitte plus, et là, n’importe quelle ceinture peut accueillir le porte garrot. Vous pouvez y glisser une paire de gants nitrile.

Si vous n’êtes pas habile en couture, n’hésitez pas à aller voir mère-grand qui se fera un plaisir de coudre pour vous, et sinon n’importe quel couturier retoucheur pourra vous faire ces quelques points de couture rapidement pour pas cher.

Bon bricolage, Bat.